Association Laurence Fritz

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mardi, janvier 16 2007

C'est la fatalité

C'est la fatalité.

Témoignage et réflexion :

Dans la pensée de nombre de personnes, toutes catégories sociales confondues et de toutes professions, ( parfois même de professionnels de la sécurité routière) l'accident de la route résulte exclusivement de la fatalité. On me dit alors : que  "c'était son destin", que "son heure était venue".

Les statistiques provisoires de 2006 du Bas-Rhin : font état de 75 personnes décédées sur la route. En 2005 :  59 vies brisées pour toujours.

POURQUOI ces "mauvais chiffres" du Bas-Rhin , a-t-on demandé au préfet, l'autre jour sur FR3 Alsace. Il a répondu qu'il n'avait aucune explication, car il avait bien mis en place les contrôles accrus et toute la prévention, comme partout ailleurs. Il souhaite d'alleurs poursuivre et bien entendu renforcer ces mesures.

Il est évident que seule une vraie prise de conscience des conséquences d'un accident corporel de la route qui provoque blessures et décès pourra améliorer l'accidentologie. Prise de conscience, non seulement du large public, mais aussi auprès des décideurs et des fonctionnaires. Un travail de fond reste à faire, sans aucun doute, à en juger des propos que l'on me tient encore bien trop souvent. Non, la sécurité routière n'est de loin pas acquise.

Car, NON, la mort sur la route, les souffrances des personnes blessées, des personnes décédées, des familles en deuil, cette souffrance n'est pas une fatalité. On ne doit pas l'accepter pour éluder des questions fondamentales qui remettent en cause le comportement et l'engagement de chacun.

Le terme de fatalité est ainsi défini ( Larousse): du latin fatalitas : .1. Force surnaturelle qui semble déterminer d'avance le cours des événements.2. Suite de coïncidences inexplicables, cause de malheurs continuels.

1.Il s'avère que la force surnaturelle a bon dos. 2.L'accident de la route a toujours des causes, qui sont un ensemble de facteurs.

Pour changer la perception naïve des gens, seule une éducation pertinente sera à la hauteur des effets attendus.

Y a encore beaucoup de travail ...

Monique FRITZ

 

dimanche, août 20 2006

Pourquoi tant d'accidents dans le Bas-Rhin ?

Dernières Nouvelles d'Alsace du 9 Août 2006;

Alors que le Ministère des Transports fait part de sa satisfaction, le Bas-Rhin  ne suit pas du tout le mouvement général d'après l'accidentologie de juin et de juillet.

Denis Tricart, journaliste des DNA, m'a contactée pour mener une réflexion sur ce sujet.

Monique FRITZ

 

Cet article permet de réaffirmer que sans ancrage dans la culture générale, les progrès ne seront qu'épisodiques. La prise de conscience réelle reste toute entière à faire. MF

jeudi, mai 11 2006

comme pour de la marchandise

Comme pour de la marchandise :

Monsieur le Ministre des Transports, Dominique PERBEN se réjouit :

en ligne sur le site de son ministère, en date du 10 mai 2006:

"nombre de personnes tuées ( moyenne par jour):

8 mai 2000 : 20

8 mai 2001 : 13.2

8 mai 2002 : 17,3

8 mai 2003 : 13.6

8 mai 2004 : 12.7

8 mai 2005 : 9.6

8 mai 2006 : 8 "

J'aimerais qu'il explique aux familles des victimes, comment les personnes tuées le sont à 0,6 ou à 0,7 puisque ces nombres ne correspondent pas à une entité.

Il est parfaitement indécent et irrespectueux de communiquer de la sorte, sans aucun égard pour les personnes décédées et pour les familles qui pleurent leurs proches. Leur vie est brisée entièrement.

Les personnes victimes de la route ne sont pas de la marchandise.

Ces statistiques, derrière lesquelles il y a des vies uniques brisées, sont reprises ensuite, sans sourciller, dans les médias. Les journalistes ne semblent pas se poser d'autres questions.

Lisent - ils ce qu'ils publient ?

Moi oui. Même si je suis dans la souffrance. En effet,  sur chaque jour pèse l'absence de l'être cher.  Les personnes en deuil ne sont pas devenues aveugles et sourdes. Quant à moi, il me reste deux neurones que je connecte régulièrement pour réagir et agir sans modération. C'est ce que j'ai fait auprès du service de communication de la Direction de la Sécurité et de la Circulation Routière, (DSCR),ce jour. J'espère avoir été entendue et ne plus devoir lire des inepties pareilles.

J'estime de plus que cette communication est contraire aux droits fondamentaux de l'Homme.

mercredi, janvier 4 2006

Chiffres de 2005

Les statistiques des accidents de 2005

annonces faites dès ce 3 Janvier 2006 dans les Journaux Télévisés :

4990 tués sur les routes en 2005

Si TF1 précise dans son JT de 13h que c'est un chiffre provisoire avec une évolution 2004/2005 de -3,1% d'accidents corporels, -4,6% de tués ( personnes tuées) et de -3,4% de blessés( personnes blessées) se basant sur les données de l'ONISR publiées, France 2 ne le précisera que dans le JT de 20h, suite au mail, je suppose, que je leur ai envoyé. J'ai en effet demandé plus de transparence dans les chiffres annoncés. Il est utile, en effet, de les moduler car d'une part les chiffres à 6 jours restent provisoires ce 3 janvier et d'autre part l'estimation du bilan à 30 jours ne pourra être donnée que fin Janvier et le résultat définitif ne sera pas connu avant fin avril 2006.

Je rappelle que notre association était la seule à demander à l'ONISR depuis 2002, la transparence des statistiques réelles sur 30 jours.

Nous pensons en effet qu'il est utile de communiquer les chiffres exacts et que la France devrait être capable de compter correctement les personnes décédées sur les routes.

(voir aussi onglet "dossiers" du blog, pour plus d'infos sur ce sujet)

 

Si la Convention de Vienne de 1968, signée par la France, demandait la publication du chiffre des personnes tuées sur 30 jours, la France se contentait jusqu'en 2005, de prendre en compte les personnes tuées sur 6 jours et d'appliquer un coefficient multiplicateur de 1,057 ( soit x 5,7%) pour trouver un chiffre à 30 jours à fin de comparaison internationale..comme pour de la marchandise. De plus, les personnes blessées qui décédaient après le 6e jour restaient dans le chiffre des blessés.

Notre demande ayant été prise en compte, nous tenons donc en toutes circonstances, à une vérité vraie des chiffres publiés et médiatisés.

France 2 dans son  JT de 20h précise, avec le document à l'appui que j'ai conseillé,que les chiffres sont provisoires avec une marge d' erreur de 0,5% soit 25 personnes tuées. Cette marge d'erreur pouvant relativiser l'effet d'annonce.

Je trouve même qu'il est particulièrement indécent et irrespectueux de la part de nos décideurs et élus de donner des chiffres approximatifs, sans même attendre 30 jours. C'est à mon sens, faire peu de cas des personnes blessées qui décèderont des suites de leurs blessures d'ici fin janvier.

Malgré tout ce chiffre est un record, qui est l'aboutissement d'une mobilisation collective. Merci à M Dominique Perben d'avoir précisé dans son interview : " c'est le résultat des efforts de tous : les forces de l'ordre, les associations, qui nous ont beaucoup aidés, les collectivités territoriales, les conducteurs qui ont fait des efforts"...

Ainsi, ce 3 Janvier 2006, les médias se font l'écho de la satisfaction affichée par le Président de la République et le Ministre des Transports en matière de lutte contre l'insécurité routière, déclarée priorité nationale depuis le 14 juillet 2002.

L' Association Laurence FRITZ y a aussi contribué, sans aucun doute, et ne compte pas relâcher sa vigilance...en toute indépendance. 

Nous demandons encore que la notion de "personne" soit introduite dans les chiffres anonymes des "tués". Simple devoir de mémoire et de respect de la Personne disparue et devoir de délicatesse pour les familles endeuillées.

                                                                                                                                                          Monique FRITZ

mardi, septembre 20 2005

Le Minotaure des Transports

Objectif : " passer sous la barre des 5000 tués sur les routes en 2005"

c'est en ces termes que le Ministère des Transports, les Ministres, les différents services, les médias, ainsi d'ailleurs que le délégué Interministériel de la Sécurité Routière communiquent sur les perspectives espérées en terme d'accidentologie.

On parle de chiffres" réconfortants" en août, avec 441 personnes tuées, embellie avec un nombre de morts en nette baisse (-12,5%), après un mauvais mois de juillet (+7%).

Je voudrais faire remarquer que ces chiffres ne sont réconfortants que pour les personnes extérieures aux drames routiers, que les victimes directes ou par ricochet de ce mois d'août ne peuvent percevoir la moindre embellie, vous pouvez me croire!!

Je m'insurge contre ce vocabulaire, blessant pour toutes les personnes victimes de la route de 2005, des années passées ou à venir.

 

Dans un nouveau courrier  adressé au Ministère des Transports, j'explique qu'il est tout à fait indécent et irrespectueux de préconiser comme" objectif la barre de 5000 tués". Cela revient à dire que de façon entendue et officielle  les décideurs et la société acceptent de fait, 5000 vies humaines sacrifiées sur nos routes en 2005. Cette communication est blessante pour les victimes concernées et participe à la banalisation coutumière des accidents de la route et des souffrances indicibles que personne ne veut entendre. Cela laisse supposer que le Minotaure des transports a droit à ses 5000 victimes humaines en 2005.

Le Minotaure des Transports n'est pas mort.

En Suède on communique sur  : " la vision Zéro"

Vous y voyez une différence ???

Ah, bon !! Moi aussi.

samedi, avril 2 2005

Respect de la personne

Ce 1er mars 2005, nous avons écrit à M Rémy HEITZ, délégué interministériel de la Sécurité Routière, sur l'usage des mots dans la communication des statistiques, en ces termes :
 
"Attentive à tout ce qui concerne les risques liés aux déplacements et à la communication en matière de sécurité routière, nous souhaitons attirer votre attention sur le bon usage des mots. Certains sont parfois mal appropriés et perçu douloureusement par les personnes concernées par les bilans d’accidentologie : victimes directes ou par ricochet."
 
Ainsi, dans la lettre CAP de la Sécurité Routière, du mois dernier, on peut lire :
« En janvier, le nombre d'accidents corporels, de tués et de blessés a continué de baisser. Selon des chiffres provisoires, le mois dernier, 385 personnes ont trouvé la mort sur les route contre 404 en janvier 2004. »
 
L’expression « avoir trouvé la mort » utilise le verbe trouver, ce qui suppose que le sujet l’ait cherché. (confère : « Qui cherche, trouve… »). Il m’apparaît que les victimes tuées sur nos routes n’ont sûrement pas cherché la mort. Par égard et délicatesse en mémoire des victimes et de leur famille, il me semble utile d’être attentif au sens de certaines expressions. Il en va ainsi également de l’expression utilisée, parfois sans réflexion préalable : «  ….se sont tuées », qui suppose elle aussi la volonté de mourir."
 
Nous souhaitons ainsi participer au changement de la nouvelle culture de la route, émergente, certes, mais encore bien fragile.

samedi, janvier 15 2005

Statistiques et vérité

Les chiffres et les statistiques : un problème complexe et embarrassant.

 

                                   Mensonges par omissions ?

 

Pour sensibliser les Français, le Ministère des transports, La sécurité routière et les institutionnels en général communiquent sur les chiffres des tués et blessés sur les routes, collectés par les observatoires régionaux et passés à la moulinette par l’ONISR : l’Observatoire interministériel de la sécurité routière, crée en 1982.

Il est vital de réduire ces chiffres

Si les chiffres actuels sont encourageants, on est en droit de se demander comment ils sont établis. Les chiffres devraient refléter la réalité de l’accidentologie en toute transparence.

Or, si l’on étudie les méthodes de collecte des informations et leur interprétation  certains points méritent qu’on s’y arrête . Ils créditent la thèse du mensonge par omission :

 

Les Définitions nous apprennent qu’un

 

Accident corporel de la circulation :

Dans les statistiques des pouvoirs publics il s’agit d’un évènement produisant au moins une victime, survenant sur une voie ouverte à la circulation publique et impliquant au moins un véhicule. Les accidents matériels ne sont pas recensés, seules les assurances alimentent ce type d’accident.

Ainsi, ne sont pas comptés :

L’ accident corporel dans un espace privatif

La chute du piéton ou d’un cycliste sur la voie publique,.

Le blessé qui  ne souhaite pas aller dans un établissement de soins, les policiers ou gendarmes ne considèrent pas alors pas toujours que c’est un accident corporel.

Lorsqu’un accident mortel est attribué à un malaise au volant,

Par ailleurs,il est clair aussi qu’échappent aux chiffres officialisés, tous les accidents qui ne sont pas connus des forces de l’ordre

 

Victimes : on distingue les blessés légers (dont l'état nécessite entre 0 et 6 jours d'hospitalisation ou un soin médical), les blessés graves (plus de 6 jours d'hospitalisation) et les tués (victimes décédées sur le coup ou dans les 6 jours qui suivent l'accident).

Définition du tué : La Convention de Vienne de 1968 définit le tué comme la victime décédée dans les 30 jours qui suivent l'accident.

Depuis 1968, la plupart des pays de l’union européenne ont petit à petit adopté la définition du tué à 30 jours. Actuellement seuls la France ( à 6 jours) et le Portugal ( à 24 h) ne l’ont pas encore appliquée.

Le coefficient de majoration appliqué aux tués à 6 jours est actuellement de 1,057 depuis 1994, il était auparavant de 1,09. soit une diminution de 3,3% . C’est l’effet diminution magique des chiffres des tués.

Ainsi, depuis 1994 , le cœfficient de majoration a diminué de 3,3% et a permis de faire tomber les chiffres sous la barre des 9000 tués à 30 jours.( en 1993 : 9867, en 1994 9019, en 1995 : 8891 tués).On constate bien évidemment une baisse de 848 tués en 1994, sans qu’aucune mesure spécifique de grande portée ne puisse l’expliquer par ailleurs

Les blessés qui décèdent après le 6e jour sont comptés définitivement dans les blessés.

 

Les chiffres se voient contestés car mal compris et suspectée de pouvoir diminuer l’importance et la réalité des bilans de sécurité routière.

 

Si la France se décidait à adopter la définition à 30 jours, le chiffre national réel de morts des années précédentes et actuels serait nettement plus important. Mais dans ce cas au moins, il serait vraiment comparable aux chiffres des pays voisins.

 

Pour mémoire,

En 2000 : 7.643 (sur 6 jours) sont annoncés en France, presque triomphalement, mais sur 30 jours cela fait 8078 et avec le taux d’avant 1994 cela ferait : 8330.

En 2001 on annonce 7720 tués sur 6 jours, ce qui correspond à 8160 sur 30 jours, ou à 8414  si on applique le coefficient précédent

En 2002 on annonce 7242 tués sur 6 jours, ce qui correspond à 7655 sur 30 jours ou à 7894 si on applique le coefficient précédent

En 2003 on annonce 5732 tués sur 6 jours, ce qui correspond à 6059 sur 30 jours ou à 6248 si on applique le coefficient précédent.

Sur 4 ans cela permet une «  économie » de 2550 personnes au moins, non déclarées dans les statistiques sur 6 jours.

NOUVEAUTES :

Le Conseil National de Sécurité Routière, crée en 2001 a étudié la possibilité d’adopter la définition du tué à 30 jours.

 En décembre 2001 et en mars 2004 et il a décidé de garder la définition à 6 jours, tout en affirmant à chaque fois qu’il faudrait aller dans » le sens » de la définition à 30 jours.

Mais visiblement ce paradoxe perdure.

Le Conseil National de sécurité routière propose également qu’on ne distingue plus les blessés graves ou légers (hospitalisation de plus ou moins de 6 jours) mais que la France adopte la définition courante en Europe qui est de définir le blessé comme ayant passer au moins 24 heures dans un hôpital

Mais il faudra suivre les blessés très graves pendant un mois.

 

En effet, jusqu’à présent aucune statistique sérieuse ne mesure les handicaps, les maladies consécutives aux accidents de la route

 

 

En France, depuis mai 2000 on pratique le système des remontées rapides gérées par la police et la gendarmerie qui spécifie qu’un tué est la victime décédée sur les lieux de l’accident, et on n’y distingue pas les blessés graves et légers. Ce système permet un bilan provisoire dès le 10 du mois suivant.

 

 

Pour conclure, je voudrais dire

Il est tout à fait choquant qu’on reste incapable en France de donner des chiffres exacts et transparents dans le domaine de l’accidentologie.

Si les Droits de l’Homme concernent, le respect et la dignité humaine , ils concernent l’individu de la naissance à la mort. La prise en compte actuelle des personnes humaines décédées sur les routes en France enfreint tout simplement cette dignité et le devoir de mémoire que l’on doit à nos concitoyens. L’utilisation d’un coefficient de majoration porte à croire que nous sommes de la marchandise.  

L’accident corporel reste banalisé, et les chiffres, s’ils sont utiles pour une analyse conjoncturelle et de l’évolution, ne permettent pas une approche de la réalité des vies brisées, des familles endeuillées, des traumatismes physiques et psychologiques.

 

A Savoir :

On constate  que :

La Grèce qui a adopté en 1995 la définition à 30 jours a vu ses chiffres augmenter

Le Portugal et la France qui ont baissé le coefficient mutiplicateur ont vu leurs chiffres baisser.

 

Lorsqu’on dit que: 5732 personnes se sont tuées sur les routes, il convient de nuancer et de  préciser que 60% d’entre elles n’ont aucune responsabilité dans l’évènement et n’ont pas été acteurs de l’accident, mais en sont les victimes directes. Ils reste que cependant que toutes sont » victimes de la route ».

 

Le Portugal applique un taux de majoration de 1,14, soit un taux multiplicateur de 11,4% depuis 1998, auparavant c’était 1,3 soit13%.

 

MAIS…enfin !!

Le comité interministériel de sécurité routière a, le 7 juillet 2004, adopté le principe d’une harmonisation des définitions de la gravité retenues dans le fichier national des accidents corporels avec celle adoptées par nos principaux voisins européens. Le 13 octobre dernier, en conseil des ministres, le Président de la République a demandé que cette harmonisation soit effective dès l'année prochaine.

 

Pour mettre en oeuvre cette décision, de nouvelles définitions sont rentrées en application le 01/01/05.

 

Désormais, il conviendra de retenir les définitions suivantes :

 

Parmi les usagers impliqués, seront distingués :

-          les victimes : personnes impliquées décédées ou ayant fait l’objet de soins médicaux ;

-          les indemnes : personnes impliquées non victimes.

 

Parmi les victimes, seront distingués :

-          les personnes tuées à trente jours : victimes décédées sur le coup ou dans les trente jours qui suivent l’accident ;

-          les blessés hospitalisés : victimes admises comme patients dans un hôpital plus de 24 heures ;

-          les blessés non hospitalisés : victimes ayant fait l’objet de soins médicaux mais  n’ayant pas été admis comme patients à l’hôpital plus de 24 heures.

 

 

De ce fait, les remontées rapides ATB (accidents, tués, blessés) seront transformées en ATBH (accidents, tués, blessés dont hospitalisés).

 

L’alourdissement du suivi sur un mois des blessés graves susceptibles de décéder sera compensé par la simplification très nette intervenue dans la définition des blessés hospitalisés. Une expérimentation est d’ailleurs en cours en Basse-Normandie et en Rhône-Alpes pour déterminer comment les établissements de santé peuvent aider les forces de l’ordre à connaître l’état de santé des victimes. Elle pourrait aboutir à la mise en place d’une fiche navette entre les établissements de santé et les forces de l’ordre.

 

Dans l’immédiat, les publications mensuelles de résultats de l’accidentalité qui s’appuient sur les remontées rapides, continueront à présenter des résultats provisoires de personnes tuées à six jours directement comparables aux résultats de l’année 2004. Ce n’est qu’à la fin de l’année 2005 que pourront être publiées en routine des données sur la base de la  nouvelle définition des personnes tuées à un mois.

 

L’'ALF est intervenue maintes fois sur cette problématique, la transparence est indispensable dans le combat de l’insécurité routière. Avons-nous été entendus ?