Association Laurence Fritz

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mardi, juillet 1 2008

Lorsque chacun,

Lorsque chacun se sentira concerné, car cela n’arrive pas qu’aux autres,

Lorsque chacun, de ceux qui s’affirment citoyens, se sentira responsable, actif

Lorsque nous ne prêcherons plus dans le désert, dans l’indifférence générale, dans cette perception naïve des accidents de la route, qui banalise la souffrance et la mort,

Lorsque le respect que chacun doit à toute personne victime, aura un écho humain,

Lorsque les suites administratives et judiciaires d’un accident corporel de la route seront, plus justes, plus rapides et plus simples,

Lorsque ces demandes, urgentes, auront su trouver une écoute légitime des différents acteurs et décideurs concernés… dans les mois et années à venir,

Alors la Déclaration universelle des droits de l’Homme deviendra un début de réalité

la fraternité, affichée au fronton de nos institutions, ressemblera à de la solidarité

le sort, de plus de milliers de personnes victimes anonymes et ignorées, sur notre territoire, isolées,

dans leurs droits fondamentaux, par intérêt ou inadvertance, non respectées, s’en trouvera humanisé

Alors elles pourront reprendre un souffle de Vie.

Monique FRITZ

vendredi, novembre 4 2005

Laurence

      Laurence,

      Ce fut la nuit la plus sombre

            Où tu disparus dans la pénombre

                 Ce fut un quatre novembre

                Plus noir qu'un jour de décembre

              Où l'horizon cerné par l'obscurité

            Se fige dans les brumes glacées

      Alors ton sourire nous a fuis

 Nous restions sans voix démunis.

               Mais bientôt apparut ton regard

 D'une Association tu devins le phare

         Tu nous invitais à agir

 Pour sur la route éviter le pire

        Et maintenant ton Journal

          Devient une sorte de fanal

          Pour guider le jeune inconscient

          Et freiner le conducteur imprudent.

Métamorphose

D'une ténébreuse nuit

          En lumineuse force de vie

Laurence

Demain encore comme au loin un phare

Tu nous éclaireras de ton regard

jeudi, avril 10 2003

Poème : A Laurence

  

 Un diamant scintillant

dès l’aube en naissant

 

 Un diamant caressant

dans les bras de ses parents

 

Un diamant éclatant

de feux et de brillants

 

Un diamant plus chatoyant

que l’or et l’argent

 

 Un diamant

brisé

et broyé

 

  Mais sous nos pas

subsistent des éclats

 

Des éclats de diamants

dans le cœoeur de ses parents

 

 Des éclats qui scintillent

et parfois brillent

 

A chaque pas

subsistent des éclats

 

Des éclats de diamant

dans la voûte du ciel étoilé

 

Octobre 2002,

Jean-Louis HINCKER

vendredi, janvier 10 2003

Poème : L'Auto Criminelle

  

Une bombe incandescente dans la nuit

Derrière toi

Tout proche de toi

Te frôle sans te toucher

 

  Cinq ou six chevaux

emballés dans leur folie

pressent leur galop

de bête sauvage

et criminelle

 

 Une bombe incandescente dans la nuit

 

 Et des corps rouges de sang

Et des vies meurtries

Transpercées de mille coups

 

 Et voici les dix-huit ans d’un front lisse

Et les vingt cinq ans des longs cheveux d’ébène

offerts sur l’autel

des tôles mécanisées et automatisées

 

 Une bombe incandescente dans la nuit

 

 Et voici les cris des mères

et le deuil des pères

Et voici mille débris de fer

dans la chair meurtrie

 

 D’autres bombes incandescentes par milliers

Derrière toi

Devant toi

T’enveloppent, t’enserrent

Dans une brume noire de soufre

 

 Une brume noire

s’échappe

de millions, de centaines de millions

de bombes incandescentes

 

 Une brume noire de soufre

enveloppe

ton corps meurtri

d’une bombe incandescente dans la nuit

 

Le 29 Septembre 1997,

Jean-Louis HINCKER